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La Flamme de l'Olympe

Damien Mauger

17 €

JEUNESSE

– PROLOGUE –
Πρóλογος

Il apparaît sur les bords de son lit.
Ses yeux, d’un rouge rubis comme le feu des origines, scrutent le cours tranquille du fleuve qu’elle incarne, dont les murmures ont depuis longtemps disparu. Il admire le paysage : un vaste désert de roches sombres, semblables à la nuit, et les immenses portes d’airain au bout du fleuve, menant à un territoire ancien, la dernière demeure des esprits les plus terrifiants, condamnés par les dieux aux pires châtiments.
Un silence parfait règne. Un silence qu’elle apprécie particulièrement, sauf quand il est troublé par ceux qui cherchent la résurrection à travers l’oubli.
Mais l’être aux yeux de feu n’est pas là pour ça. Contrairement à ceux qu’elle a autrefois guidés vers son fleuve, elle ne peut pas lire ses pensées. Plutôt, elle s’y perd, un véritable océan de noirceur, aussi profond que les abysses, le ciel ou les profondeurs de la terre.
Il lui fait peur. Qui est-il ? Jamais elle ne l’a vu, et son énergie est si mystérieuse qu’elle semble invisible, tout comme sa volonté.
Que veut-il ? Pourquoi est-il là ? Est-ce elle qu’il cherche ?
Elle essaie de l’observer. Peut-être un détail dans son apparence trahira son identité. Mais il est des plus ordinaires : des cheveux noirs coupés très court, un nez fin légèrement retroussé, une barbe couvrant ses joues et son menton, des sourcils broussailleux. Sa tenue, aussi noire que la terre autour, ne porte aucune décoration ni plis sophistiqués. Pas d’emblème, pas de marque, rien. Seules ses iris brillent d’une intensité qu’elle n’a jamais rencontrée, et elle ne veut pas s’y plonger, de peur de ne pouvoir en ressortir.
Cet être aux yeux de feu l’inquiète. Son maître est-il au courant de sa présence ? Par les dieux, il ne dégage rien ! Son énergie est un noyau de puissance brute. Personne ne pourrait deviner qu’il existe, bien qu’il semble posséder la force d’un véritable OlympienΔ.
Mais il n’en est pas un.
Alors, elle décide de se cacher sous la surface de son eau huileuse. Il est hors de question qu’il la voie. D’habitude, elle émerge pour se présenter sous les traits d’un vieillard bienveillant, tenant une coupe entre ses doigts sur le seul rocher qui dépasse. Elle tend la main pour inviter l’âme à la rejoindre. Celle-ci la saisit, offrant tout ce qu’il lui reste, et elle s’en nourrit, s’en délecte et sourit. Elle est la gardienne des derniers souvenirs, dont elle ne trahit jamais le secret.
Dernière oreille à l’entendre, dernière bouche à le prononcer, dernier cœur à le garder pour l’éternité.
— Je sais que tu es là, prononce calmement l’être aux yeux de feu. Viens, Dame du fleuve, j’ai besoin de te parler.
Sa voix est puissante, captivante, presque envoûtante. Elle hésite à lui obéir, mais déjà, elle remonte lentement des profondeurs de son fleuve jusqu’à la surface.
— Ô Gardienne de la frontière entre la vie et la mort, je t’en prie.
Ses cheveux blonds, lisses comme la soie, émergent les premiers. Puis son front délicat, ses fins sourcils, et enfin ses yeux d’un gris nacré, jusqu’à la racine de son nez en trompette.
— Ah, te voilà, la salue-t-il en souriant. Je craignais que tu ne sois partie avec l’Hôte des larmes.
Lentement, elle extirpe son buste et son ventre dénudés de l’eau huileuse, puis s’approche du bord à pas mesurés. Une fois sur la terre, elle s’immobilise, croisant les bras sous sa poitrine nue, et fixe l’être aux yeux de feu.
— Que… me veux-tu, toi dont j’ignore le nom ? Mortel tu n’es pas, Olympien non plus. Qu’es-tu ? Un dieu ? Ça me semble impossible. Peut-être fais-tu partie de ceux qui ont trahi le Roi ?
L’être aux yeux de feu sourit encore plus et pouffe.
— Non, loin de là. Je ne suis qu’un modeste observateur des turbulences que subit le kósmosΔ. Des turbulences qui, aujourd’hui, deviennent trop menaçantes. Je dois donc quitter mon éternel sommeil pour rétablir l’Équilibre. Et pour cela, j’ai besoin de ton aide, toi qui détiens toutes les vérités.
Elle hausse les sourcils, intriguée.
— Tu n’as pas répondu à mes questions, gronde-t-elle.
— Et je ne le ferai pas. Il est des secrets que toi-même, Gardienne des souvenirs, tu ne peux entendre.
Elle se sent offensée, gonfle les joues de frustration.
— Alors, je ne t’aiderai pas ! peste-t-elle.
— Mais ce choix ne t’appartient plus. En réalité, il ne t’a jamais appartenu. Ce que l’Architecte désire ne peut être détourné.
— « L’Architecte » ?
— Tout ce que je te demande, c’est de me permettre d’entrer dans ton fleuve. Prends ma main et conduis-moi comme tu conduis les âmes en quête de rédemption.
Quelle demande étrange ! Entrer dans ses eaux signifie perdre tous ses souvenirs.
— Toi qui gardes plus de secrets que je n’ai reçu d’âmes ici-bas, ne connais-tu pas le pouvoir de ma source ?
Cette fois, l’être aux yeux de feu éclate de rire. Un rire puissant, presque moqueur, qui résonne dans les plaines infernales.
— Détrompe-toi, Gardienne des souvenirs : c’est toi qui ne connais guère ce pouvoir unique. La véritable nature du fleuve qui est devenu le tien.
C’en est trop ! Elle ricane, dévoile des dents blanches et brillantes.
— Quel toupet ! J’aimerais bien voir ça.
L’être aux yeux de feu lui sourit avec malice.
— Alors, tu n’as plus à hésiter, l’invite-t-il en tendant sa main. Conduis-moi. Et tu le découvriras.
Elle hésite un instant, observe tour à tour sa main gantée de cuir noir et ses yeux de rubis qui promettent des merveilles tourmentées.
Calmement, elle desserre ses bras et s’avance d’un pas royal, bombant le torse et offrant la rondeur de sa poitrine à l’être aux yeux de feu.
— Je prends le pari.
Il fait également un pas en avant.
— Ainsi as-tu parlé, Gardienne des souvenirs.
En entrelaçant leurs doigts, elle ressent un brusque soubresaut de puissance dans son cœur. Sa respiration s’accélère et ses jambes se mettent à trembler.
Par tous les dieux ! songe-t-elle, stupéfaite.
Puis, ce phénomène cesse aussi rapidement qu’il est apparu. L’être aux yeux de feu ne semble rien remarquer de son trouble. Elle passe sa main libre dans ses cheveux, les lisse pour retrouver son assurance.
À pas comptés, l’étrange couple s’approche du bord du fleuve. Avant qu’ils n’y mettent un pied, la gardienne s’arrête.
— Sa froideur pénétrera jusque dans tes veines, lui apprend-elle. Tu ne dois pas t’arrêter, sinon le fleuve aspirera plus que tu ne peux l’imaginer.
Un discours qu’elle répète à chaque nouvelle âme. Pourtant, elle a le sentiment que c’est inutile.
— Je parie que tu le sais déjà, étranger.
— En effet. Bien, ne perdons plus de temps.
Elle les fait plonger dans la source. L’eau huileuse glisse sur leur peau. Elle est glaciale, à l’opposé des eaux que protège son frère, le Feu du châtiment. Mais elle a appris à apprécier cette singularité depuis sa naissance. L’être aux yeux de feu, quant à lui, ne montre aucun trouble et l’encourage à avancer davantage. Lorsque l’eau atteint leur taille, la gardienne s’arrête de nouveau. Dans sa main gauche, elle fait apparaître une coupe d’argent, qu’elle remplit avec l’eau du fleuve. Le fond du récipient brille un bref instant, indiquant que la potion est prête.
— À présent, porte cette coupe à tes lèvres et bois le pouvoir.
Elle veut lui confier le breuvage, car jamais elle ne doit être en contact avec l’âme qui subit le pouvoir du fleuve. Mais, à sa grande surprise, l’être la retient fermement, sans lui faire mal.
— Ce n’est pas mon but, Dame de l’Oubli, dit-il avec respect. Je cherche les abysses de ton fleuve, pas sa surface.
— Les abysses de mon fleuve ? répète-t-elle, intriguée. Allons, ma source n’a pour fond que le lit où je dors dans le silence.
— Rappelle-toi ce que je t’ai dit : tu ignores tout de la véritable nature de ton eau. Accorde-moi l’accès au secret, afin que je puisse te le montrer.
Quel secret ? songe-t-elle.
Elle est née sur les bords de ce fleuve, d’une parthénogenèse comme sa mère. Elle n’a jamais connu que cette source, à part les quatre autres fleuves de ce royaume. Comment peut-elle ignorer le secret profondément enfoui de tout ce qui lui appartient ?
— Comment puis-je te donner accès à quelque chose dont j’ignore tout ?
L’être aux yeux de feu étire un énième sourire coquin.
— Car c’est une condition que ta mère a dû t’imposer par sa propre mère : l’oubli de son existence par sa gardienne.
Cette révélation la scandalise autant qu’elle la froisse. Dans son cœur, elle sent une colère grondante, comme un dragon protégeant son trésor.
— Je suis la gardienne de la source de l’Oubli ! s’écrit-elle avec fierté. Je suis la Conservatrice des secrets, la Passeuse entre la vie et la mort ! Comment pourrais-je ignorer un tel mystère ? Me mentirais-tu, étranger ?
L’être aux yeux de feu soupire.
— Que gagnerais-je à te mentir, Dame de l’Oubli ? Je te l’ai dit : ce sont tes ancêtres qui n’avaient pas d’autre choix que de t’imposer cela. À quoi bon se battre contre quelque chose que l’on ne peut changer ? La vie est trop précieuse pour s’encombrer de telles absurdités.
Elle pince les lèvres et fronce les sourcils.
— Bien, je vois que ma réponse ne te convient pas, Dame de l’Oubli. Tout mot serait inutile, car seule une preuve saura te convaincre. Un philosophe, dans un lointain futur, dira qu’il ne croit que ce qu’il voit de ses propres yeux. Alors, voyons cela. Invite-moi simplement.
Son visage se radoucit. Les mots de l’être, séduisants, chassent ses doutes.
— Comment ? demande-t-elle finalement.
— Répète simplement ces mots que je vais te dire. Articule lentement, sans te tromper. Sinon, le verbe que tu t’apprêtes à entendre pourrait te tuer aussitôt.
Elle tressaille. Ces paroles lui apportent une nouvelle décharge d’énergie, encore plus puissante qu’avant.
Lorsque l’être aux yeux de feu prononce la formule, une constellation d’étoiles brille dans son esprit, illuminée par un véritable soleil aux rayons rougeoyants.
Transportée par cette vague de force, elle sent sa bouche et sa langue bouger contre sa propre volonté. Un véritable feu remonte de sa gorge, pousse contre son palais et entre ses lèvres. Quand elle prononce la formule, elle a l’impression de cracher le magma d’un volcan.
Le verbe se perd dans l’air. D’abord, le silence s’impose, comme toujours. S’est-elle trompée ?
L’eau huileuse du fleuve se met alors à frémir, s’illumine de millions d’étoiles et d’astres, crée une véritable galaxie aveuglante qui lui fait perdre toute notion du temps et de l’espace. Elle s’élève, s’élève et s’élève encore… forme une cascade d’étincelles et de poussière, s’écoule à l’encontre des lois du kósmos.
Puis, tout se fige soudainement.
L’être aux yeux de feu lâche sa main et s’approche de la cascade gelée dans le temps. Tremblante, la gardienne se précipite pour le rejoindre. Il plonge déjà ses mains dans le rideau de lumière, sépare soigneusement les grains d’étoile et de poussière, fouille toujours plus profondément. Elle, cependant, n’ose pas s’aventurer dans cet océan d’astres. Elle sait ce que ces particules éthérées sont : chaque souvenir que le fleuve a un jour absorbé.
La Bibliothèque des souvenirs se tient là, devant ses yeux, et elle craint qu’au moindre contact avec la plus insignifiante des étoiles, elle ne se perde dans un océan d’où elle ne pourrait jamais revenir.
Comme ses pensées et ses yeux de feu !
Ce n’est donc pas elle, le réceptacle des souvenirs, mais bien ce fleuve au bord duquel elle est née. Quel est vraiment le but de son existence ? N’est-elle qu’une messagère, une coursière comme le Porteur des sandales ailées et l’Arc-en-ciel pour les Olympiens ?
— Non, Dame de l’Oubli, murmure l’être aux yeux de feu. Tu es bien plus que cela. Tu es le dernier rempart vers la connaissance de chaque être qui foule un jour ce monde. Tu es un bouclier, la muraille troyenne vers la vérité. En cela, tu es une pièce essentielle de la grande mécanique de la Vie qui a jailli des entrailles ténébreuses.
» Ah, te voilà.
L’être aux yeux de feu plonge son bras jusqu’au coude et extirpe de la constellation une étoile de la taille de sa paume. La sphère, d’un bleu dominant, brille comme un soleil. Elle semble terriblement fragile entre ses doigts.
— Pourquoi… Pourquoi ne m’en souviens-je pas ? s’enquiert la gardienne.
Elle le sait déjà, mais elle ne peut s’empêcher de poser la question.
L’être aux yeux de feu s’approche d’elle et lui montre la bille dont la lueur ne cesse de croître.
— Tu contemples là le plus grand secret que cet univers ait jamais gardé. À présent, je dois te demander un dernier service : tu dois briser la bille. Toi seule peux le faire.
— Pourquoi le ferais-je ? Mon existence n’est qu’un mensonge.
Cette fois, l’être perd son sourire habituel. Ses traits se durcissent.
— Ce devoir est infiniment plus important que ta quête de réponses. Je te promets qu’un jour tu comprendras. Pour l’heure, tu dois accomplir ce pour quoi tu es née. C’est ainsi que les Augures, aux origines de l’Existence, ont parlé.
Cette révélation la frappe comme un éclair. L’être aux yeux de feu a évoqué la seule force à laquelle aucune créature, qu’elle soit mortelle ou immortelle, ne peut échapper : le Destin.
— Créature originelle tu es, créature originelle tu seras pour l’éternité. À présent, accomplis ton devoir.
L’être aux yeux de feu lui confie la bille avec une grande douceur, la faisant rouler dans sa main. Elle sent une chaleur réconfortante l’envahir, douce comme le feu d’un foyer. Elle ne perçoit rien de négatif dans cette énergie, mais elle sait qu’une terrible ombre se cache quelque part dans ce noyau.
Comme l’être aux yeux de feu.
Pourtant, elle sait ce qu’elle doit faire.
Et elle le fait.
Elle ferme sa main et écrase de toutes ses forces la bille. Celle-ci se craquelle lentement, produisant une mélodie de verre brisé qui résonne comme le chant des rares oiseaux qu’elle a entendus par-delà les portes d’airain. Lorsqu’elle se brise enfin, libérant le soleil qu’elle contient, une pluie d’étincelles, de flammèches et d’étoiles se répand, puis s’égrène lentement comme un rêve.
Rien de spectaculaire, mais la gardienne perçoit la pleine satisfaction de l’être aux yeux de feu.
— Merci, Dame de l’Oubli. À présent, il est temps pour moi de partir.
— Attends. Qu’était-ce donc ? Que s’est-il passé ?
— Cela, je ne peux te le dire. Car comme tu le sais, on ne peut rien contre le Destin. C’est ainsi pour tout un chacun.
— Je t’en prie, réponds-moi ! Mon existence a été bouleversée par ta simple présence. Tu as découvert un secret inconnu de tous. Tu me dois la vérité.
L’être aux yeux de feu s’écarte soudainement d’elle. Ses iris flamboient plus intensément, la font frémir.
— Je ne dois plus rien à personne, Dame de l’Oubli. Car j’ai joué ma dernière partition. À présent, seul le Temps jouera le rôle qui lui est destiné. Mille ans, deux mille ans passeront peut-être. Si ce n’est plus. Et seulement à ce moment-là, gardienne du fleuve de l’Oubli, tu te souviendras.
Plus vif qu’elle ne l’aurait jamais cru, l’être aux yeux de feu la saisit à la gorge et l’immobilise, plongeant son regard dans le sien. Elle se perd dans cet océan de flammes et de givre, de lumière et de ténèbres, d’ordre et de chaos.
Elle se perd, se perd, se perd…
… s’enfonce, s’enfonce, s’enfonce…
Lorsqu’elle reprend conscience, le fleuve est à son image : silencieux, huileux et froid. Elle repose au fond, sur un tapis d’algues noires, ne s’échappant que lorsque l’âme d’un nouveau venu apparaît.
Elle en sent une : celle d’une petite fille, qui avance lentement vers le fleuve.
La gardienne s’échappe des profondeurs, prenant l’apparence d’un vieillard à la coupe, et se pose sur le rocher, les pieds battant paresseusement l’eau huileuse.
La petite fille aux cheveux blonds et aux yeux noirs s’immobilise. Le vieillard s’approche d’elle. Il lui tend sa main libre, qu’elle saisit en tremblant. La Dame de l’Oubli ressent une profonde tristesse. Cette jeune âme est morte dans des circonstances tragiques.
Ne t’inquiète pas. Bientôt, tu ne connaîtras plus que la paix.
À pas mesurés, le vieillard et la petite fille approchent du bord du fleuve. Avant qu’ils n’y mettent un premier pied, le vieillard s’arrête.
— Sa froideur pénètrera jusque dans tes veines, lui apprend-il. Tu ne dois pas t’arrêter, sinon le fleuve aspirera plus que tu ne peux l’imaginer. 


À mon père, mes frères, mes sœurs, dieux et des déesses du mont Olympe,

La colère de notre seigneur fait trembler les cieux, mais il est temps pour nous d’agir. Nous, immortels olympiens, dispensateurs de vie et maîtres des destinées humaines, devons prendre nos responsabilités. Car quelque part, IL nous observe.
Alors, pourquoi persistons-nous à ignorer cette vérité ? L’avenir des mortels et des dieux dépend maintenant de nos actions à venir.
Les plus jeunes l’ont nommé « le Disparu » ; les plus ignorants, « l’Exilé ». Et pour tous, il est maintenant « l’Oublié ». Mais la Terre, elle, ne l’a jamais oublié. Et moi non plus.
Je suis née de la tête de mon père. Héritière de Ruse, je suis la déesse de la sagesse et vois au-delà des apparences. Pourquoi, alors, ne m’écoutez-vous donc pas ? Pourquoi persévérez-vous dans votre lâcheté ? Avez-vous peur ?
Je ne peux rester sans rien faire. Depuis des siècles, je cherche à le retrouver. Il est proche, attend d’être libéré. Je le ferai.
Mes frères, mes sœurs, dieux du mont Olympe, je pars sans tarder. Si ma quête cause des troubles, rappelez-vous que l’équilibre du monde en dépend.
Mon père Zeus, c’est à vous que je m’adresse. Ne me blâmez pas pour mon choix. Votre colère dépasse votre sagesse. Je vous montrerai que vous avez tort.
Je vous aime tous, pour l’éternité. Que la sagesse guide mes pas, et que la chance m’accompagne.

Athéna
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